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![]() Les trois découvreurs dans le bureau de Jean-Claude Chermann à l'Institut Pasteur en 1983 Les notes sur le tableau sont de la main de Chermann |
Contacts de presse : Bernard Le Grelle 15, rue Lakanal F-75015 Paris Tél: + 33 1 56 23 25 76 Fax: +33 1 56 56 08 94 Portable: +33 6 62 88 93 26 bernard.legrelle@wanadoo.fr Henri Capdeville tél. +33 6 80 21 42 98 h.capdeville@wanadoo.fr |
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A voir jusqu'au 4 janvier 2009 sur la chaîne Public-Sénat : "Il ne faut jurer de rien" (précisions à la Revue de presse ) Le Président de la République a reçu M. Jean-Claude Chermann le 29 octobre 2008, au Palais de l’Élysée. pour le Prix Nobel de Médecine à Jean-Claude Chermann L'histoire de la recherche sur le SIDA met en lumière trois chercheurs français : Jean-Claude Chermann qui dirigeait le laboratoire où a été faite la découverte, son assistante Françoise Barré-Sinoussi, et enfin Luc Montagnier, chef de l'unité d'oncologie virale dont dépendait administrativement ce laboratoire. Cette affirmation s'appuie sur des faits objectifs : 1) L'article fondateur de la découverte du virus du SIDA dans la revue Science du 20 Mai 1983. Les deux premiers noms cités sont Barré-Sinoussi et Chermann ; Montagnier vient en douzième et dernière position. Dans un article scientifique, cette dernière position est régulièrement celle du chef du laboratoire. La place des deux ou trois premiers auteurs est celle de ceux qui ont réellement travaillé sur le projet décrit dans l'article. Il est intéressant de noter qu'à l'origine, le premier signataire était Jean-Claude Chermann, mais que celui-ci a placé en premier Françoise Barré-Sinoussi, son assistante et élève, pour lui donner une meilleure visibilité professionnelle. 2) Le Professeur Chermann est cité dans tous les brevets comme co-découvreur. Dans le Brevet n° EP0138667 du 24 avril 1985 et dans le Brevet International n° AT69650T déposé par l'Institut Pasteur le 15 décembre 1991, le nom de Jean-Claude Chermann apparaît derrière celui de Luc Montagnier, mais devant Françoise Barré-Sinoussi. 3) Jean-Claude Chermann est avec Luc Montagnier et Françoise Barré-Sinoussi l'un des signataires de l'accord franco-américain du 31 mars 1987. Quand Jacques Chirac, Premier Ministre, et le Président Ronald Reagan signent le 31 mars 1987, un compromis attribuant la découverte du virus du SIDA - et ses retombées financières - à la fois à la France et aux Etats-Unis, Jean-Claude Chermann n'accepte pas d'offrir la moitié de la découverte aux Etats-Unis et refuse d'apposer sa signature, requise pour l'accord franco-américain. Finalement, il signera sur ordre du directeur de l'Institut Pasteur, son employeur de l'époque. Il démissionnera pour cette raison de l'Institut. 4) Le Professeur Gallo reconnaît Jean-Claude Chermann comme le découvreur du virus. Dans une interview de 1985 dans le Journal Science (n° 230 page 520), le Professeur Robert Gallo affirme : « Il est certain que durant l'été et certainement au début de l'automne 1983, Chermann a découvert l'effet cytopathologique du virus et moi pas... » 5) Le Professeur Barré-Sinoussi reconnaît explicitement Jean-Claude Chermann comme co-découvreur. Dans une interview du 7 octobre 2008 du Journal Science, Françoise Barré-Sinoussi dit: « Il est fréquent que ce soit le nom du directeur de labo qui soit mis en avant. Mais il est vrai qu'au début, nous nous étions dit qu'à chaque fois que l'on parlerait de nos travaux, ce serait au nom des trois. » Puis, dans l'édition de midi du Journal télévisé de France-3 du 8 octobre, elle déclare: « C'est avec le Professeur Chermann que je travaillais à l'époque; mon responsable de laboratoire c'était lui... C'est lui qui m'a formée à la recherche depuis le début... C'est lui qui m'a soutenue pour ma thèse... C'est lui qui m'a envoyée en post doc à l'étranger... Je lui dois beaucoup... Comment voulez-vous que je comprenne qu'il ne soit pas primé ? » 6) En 1993 le "King Faisal International Prize for Medicine" a été attribué aux trois co-découvreurs. « The 1993 King Faisal International Prize for Medicine has been awarded for research on Acquired Immunodeficiency Diseases. One research team has been outstanding in its contributions to the understanding of this fundamental public health problem. The Prize has therefore been awarded jointly to: Professor Luc Montagnier, Dr. Jean-Claude Chermann and Dr. Françoise Barré-Sinoussi. » (Communiqué de la Fondation du Prix International du Roi Faisal) 7) François Jacob, membre de l'Académie Française, Prix Nobel de Médecine en 1965, Professeur au Collège de France et Président du Conseil d'Administration de l'Institut Pasteur de 1982 à 1988, écrit le 2 avril 1998 dans un document intitulé "Institut Pasteur " pour le site internet officiel du Prix Nobel http://nobelprize.org : "Et un siècle après la vaccination contre la rage, c'est encore à l'Institut Pasteur que Montagnier, Barré-Sinoussi et Chermann ont isolé et identifié le virus HIV responsable de l'un des grands fléaux de ce temps." Plus que toute autre discipline, la Science doit se bâtir sur des faits et des reconnaissances incontestables. Afin de rétablir la vérité historique et obtenir que Jean-Claude Chermann soit également associé à ce prix Nobel, un comité de soutien a été constitué le 7 octobre dernier. Il compte à ce jour plus de sept cents membres dont une majorité de médecins, chercheurs et journalistes. La presse française et internationale en a largement fait l'écho. Le porte-parole du comité de soutien a eu plusieurs entretiens avec le Professeur Hans Jörnvall, Secrétaire du Comité d'attribution Nobel pour la Physiologie et la Médecine. Mais cette année, le Prix Nobel de Médecine a également été attribué à Harald zur Hausen, pour ses travaux sur le virus responsable du cancer de l'utérus, ce qui porte à trois le nombre de lauréats, avec Montagnier et Barré-Sinoussi. Pour mémoire, il ne peut y avoir plus de trois lauréats par discipline (paragraphe 4 des statuts de la Fondation Nobel) et la demande d'attribution d'un quatrième prix pose problème. Devant cette évidence, le Professeur Jörnvall a organisé une conférence téléphonique entre le Président du Comité d'attribution du Prix Nobel, le porte-parole et l'avocat du comité de soutien pour discuter la possibilité d'une récompense supplémentaire. Cette démarche avait d'autant plus de sens que l'italien Nicola Cabibbo, « oublié » du prix Nobel de physique, a également été victime de cette règle. Une modification des statuts de la Fondation Nobel n'est de toute façon pas envisageable pour cette année. D'autre part, les responsables du prix Nobel n'aiment pas se déjuger et bien que certaines injustices du passé demeurent, le Comité d'attribution du prix Nobel ne retiendra finalement que deux des trois co-découvreurs, ignorant le professeur Chermann. Afin de rétablir publiquement la vérité, le comité de soutien à Jean-Claude Chermann propose les actions suivantes : - Organiser une conférence de presse à l'Institut Pasteur au cours de laquelle la découverte du virus du SIDA sera officiellement attribuée à Jean-Claude Chermann, Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier. - Partager symboliquement le Prix Nobel décerné pour cette découverte entre les trois co-découvreurs. - Associer les trois chercheurs aux récompenses de la nation, honorifiques et matérielles. Le Professeur Chermann a consacré sa vie à combattre le SIDA. Le partage de l'aura d'un Prix Nobel qui lui est dû sera un soutien déterminant pour ses recherches actuelles, très avancées en matière de vaccin et de traitement de cette maladie. Si parfois j’ai troublé le calme de nos Académies par des discussions un peu vives, c’est que je défendais passionnément la vérité. Louis Pasteur Site mis à jour le 9 décembre 2008 |